Il pourrait s'agir de votre voisin, votre soeur, votre mère, votre fille...

Bien qu’il existe des hommes victimes de violence conjugale, dans la majorité des cas, la victime est une femme et l’agresseur, son conjoint actuel ou son ex-conjoint. Les victimes comme les agresseurs ne présentent pas de caractéristiques homogènes. Certaines victimes sont jeunes, d’autres plus âgées. Elles peuvent être scolarisées ou analphabètes et provenir de différents milieux socio-économiques.

La plupart des hommes violents envers leur conjointe ou ex-conjointe ne le sont pas à l’extérieur de leur relation. Ils sont souvent de bons collègues de travail et des voisins sympathiques, ce qui les rend difficiles à identifier. Par contre, en étant un minimum observateur, on peut remarquer certains indices ou relier certains éléments d’information. Par exemple, si une victime proche de vous affiche des blessures comme des ecchymoses, des coupures, des marques ou des cicatrices qui ne peuvent être reliées à des activités courantes de la vie quotidienne, cela mérite que vous vous posiez des questions.

Passez à l'acte.

Faites tomber les préjugés.
Pour aider les victimes de violence conjugale à affronter leurs craintes et, parfois, une honte injustifiée de vivre une telle situation, nous avons tous la responsabilité d’écouter sans juger, tout en prenant position contre l’utilisation de la violence envers qui que ce soit.

Par ailleurs, si vous êtes un témoin direct de violence conjugale, vous pouvez constater des faits et gestes de la part de l’agresseur. Un conjoint qui critique continuellement sa partenaire comme, par exemple, ses goûts ou ses habiletés, qui dénigre ses relations ou lui interdit carrément de fréquenter sa famille ou ses amis, qui contrôle ses activités ou sa façon de se vêtir, qui se moque de son apparence physique ou de ses performances sexuelles, qui menace de se suicider si elle quitte la relation ou utilise les enfants pour l’atteindre, fait preuve de violence conjugale envers sa conjointe.